Manuel Magallanes

18 octobre 2007

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Tus manos presurosas se afanaron y luego,
como un montón de sombra, cayó el traje a tus pies,
y confiadamente, con divino sosiego,
surgió ante mi, tu virgen y suave desnudez

Tu cuerpo fino, elástico, su esbelta gracia erguía.
eras en la penumbra como una claridad.
Era un cálido velo, que todo te envolvía,
la inefable dulzura de tu serenidad.

Con el alma en los ojos te contemplé extasiado.
Fui a pronunciar tu nombre y me quedé sin voz…
Y por mi ser entero paso un temblor sagrado,
como si en ti, desnuda, se me mostrara Dios.

Manuel Magallanes

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Francisco Alvarez Hidalgo

18 octobre 2007

Amor violento…(Entrega)

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No quiero argumentarte con razones,

Ni discutir deberes ni derechos.

Quiero poner mis manos en tus pechos,

Y mi cálida lengua en tus pezones.

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Quiero fundir en una dos pasiones,

Unir en uno separados lechos,

Rodearte de abrazos tan estrechos,

Que hagan latir al par dos corazones.

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Y cuando sientas mi total entrega,

Y tu cuerpo responda enteramente,

No habrá en nosotros nada que se niega.

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Vibrarás de lujuria irreverente,

Y aceptaré cuanto de  me llega,

Dulce, tierno, agresivo o indecente.

Francisco Alvarez Hidalgo

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Gioconda Belli

18 octobre 2007

Yo, la que te quiere

 

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Yo soy tu indómita gacela,

el trueno que rompe la luz sobre tu pecho.

Yo soy el viento desatado en la montaña

y el fulgor concentrado del fuego en el ocote.

Yo caliento tus noches,

enciendo volcanes en mis manos,

mojándote los ojos con el humo de mis cráteres.

Yo he llegado hasta vos vestida de lluvia y de recuerdo,

riendo la risa inmutable de los años.

Yo soy el inexplorado camino,

la claridad que rompe la tiniebla.

Yo pongo estrellas entre tu piel y la mía,

y te recorro entero,

sendero tras sendero,

descalzando mi amor,

desnudando mi miedo.

Yo soy un nombre que canta y te enamora,

desde el otro lado de la luna,

soy la prolongación de tu sonrisa y tu cuerpo.

Yo soy algo que crece,

algo que ríe y llora.

Yo,

la que te quiere.

Gioconda Belli

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Pierre de Ronsard

18 octobre 2007

Je veux mourir pour tes beautés, Maîtresse

 

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Je veux mourir pour tes beautés, Maîtresse,
Pour ce bel oeil, qui me prit à son hain,
Pour ce doux ris, pour ce baiser tout plein
D’ambre et de musc, baiser d’une Déesse.

Je veux mourir pour cette blonde tresse,
Pour l’embonpoint de ce trop chaste sein,
Pour la rigueur de cette douce main,
Qui tout d’un coup me guérit et me blesse.

Je veux mourir pour le brun de ce teint,
Pour cette voix, dont le beau chant m’étreint
Si fort le coeur que seul il en dispose.

Je veux mourir ès amoureux combats,
Soûlant l’amour, qu’au sang je porte enclose,
Toute une nuit au milieu de tes, bras.

 

Pierre de Ronsard

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Charles-Marie Leconte de Lisle

18 octobre 2007

gifd161.gifSi les chastes amours gifd161.gif

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Si les chastes amours avec respect louées
éblouissent encor ta pensée et tes yeux,
n’ effleure point les plis de leurs robes nouées :
garde la pureté de ton rêve pieux.

Ces blanches visions, ces vierges que tu crées
sont ta jeunesse en fleur épanouie au ciel !
Verse à leurs pieds le flot de tes larmes sacrées,
brûle tous tes parfums sur leur mystique autel.

Mais si l’ amer venin est entré dans tes veines,
pâle de volupté pleurée et de langueur,
tu chercheras en vain un remède à tes peines :
l’ angoisse du néant te remplira le coeur.

Ployé sous ton fardeau de honte et de misère,
d’ un exécrable mal ne vis pas consumé ;
arrache de ton sein la mortelle vipère,
ou tais-toi, lâche, et meurs, meurs d’ avoir trop aimé.

Charles-Marie Leconte de Lisle

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José-Maria de Hérédia

18 octobre 2007

La Magicienne

 

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En tous lieux, même au pied des autels que j’embrasse,
Je la vois qui m’appelle et m’ouvre ses bras blancs.
Ô père vénérable, ô mère dont les flancs
M’ont porté, suis-je né d’une exécrable race ?

L’Eumolpide vengeur n’a point dans Samothrace
Secoué vers le seuil les longs manteaux sanglants,
Et, malgré moi, je fuis, le coeur las, les pieds lents ;
J’entends les chiens sacrés qui hurlent sur ma trace.

Partout je sens, j’aspire, à moi-même odieux,
Les noirs enchantements et les sinistres charmes
Dont m’enveloppe encor la colère des Dieux ;

Car les grands Dieux ont fait d’irrésistibles armes
De sa bouche enivrante et de ses sombres yeux,
Pour armer contre moi ses baisers et ses larmes.

José-Maria de Hérédia

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Rosalía de Castro

18 octobre 2007

Rosalía de Castro

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Aunque mi cuerpo se hiela,
me imagino que me quemo;
y es que el hielo algunas veces
hace la impresión del fuego.

 

Rosalía de Castro

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Marc Antoine de Papillon

18 octobre 2007

 ÇA, JE VEUX FOURNILLER…

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Ça, je veux fourniller en ton joli fourneau;

Car j’ai de quoi éteindre et allumer la flamme,

Je vous veux chatouiller jusqu’au profond de l’âme

Et vous faire mourir avec un bon morceau.

Ma petonne, inventons un passe-temps nouveau.

Le chantre ne vaut rien qui ne dit qu’une gamme,

Faites donc le seigneur et je ferai la dame,

Serrez, poussez, entrez, et retirez tout beau.

Je remuerai à bonds d’une vitesse ardente,

Nos pieds entrelacés, notre bouche baisante:

La langue frétillarde ira s’entre-moillant.

Jouons assis, debout, à côté, par-derrière, -

Non à l’italienne, -et toujours babillant:

Cette diversité est plaisante à Cythère.

Marc Antoine de Papillon

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¡VAMOS! YO QUIERO ENHORNAR…

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¡Vamos! Yo quiero enhornar en tu horno hermoso;

Pues tengo con qué prender y ahogar la llama,

Quiero acariciarte en lo más hondo del alma,

Y quiero hacerte morir con un buen trozo.

Chiquita, creemos un nuevo pasatiempo.

Nada vale el cantor que sólo dice una gama,

Haced, pues, de señor, y yo seré la dama,

Aprieta, avanza, entra y sale con tiento.

Yo me moveré con ardiente salto apriesa,

Juntos nuestros pies, nuestra boca que se besa:

La lengua inquieta entre los dos se irá mojando.

Juguemos parados, de lado, por detrás,

-No a la italiana- y siempre conversando:

A Citerea place esta diversidad.

(© Traducción: Sonia Mabel Yebara)

Francisco Alvarez Hidalgo

18 octobre 2007

Mujer sola…

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En esta soledad que me acrecienta

la sed de ti, impidiéndome absorberte;

en esta desnudez, húmeda y lenta,

que te inventa a mi lado, sin tenerte;

en este ofrecimiento que consume

mis horas de ansiedad, inaceptado;

en esta noche que verá el perfume

de mi piel en el aire evaporado;

en este lecho, que de ti vacío,

se trasforma en inhóspita meseta;

en este abrazo en que te estrecho mío,

y que tu abrazo, ausente, no completa…

 

La breve llama de la vela erguida

sobre la palmatoria, en el estante,

se desborda en la cera derretida,

símbolo fálico desafiante.

De mis labios se va un soplo ligero,

y al momento la sombra me circunda;

 el roce firme de tu mano espero,

y el fiero impulso que mi entraña inunda.

Y he de suplir la ausencia de tu tacto

con los dictados de mi fantasía,

a solas consumando el mismo acto

que contigo, mi amor, consumaría.

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Théophile Gautier

18 octobre 2007

 Dernier voeu

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Voilà longtemps que je vous aime:
- L’aveu remonte à dix-huit ans! -
Vous êtes rose, je suis blême;
J’ai les hivers, vous les printemps.

Des lilas blancs de cimetière
Près de mes tempes ont fleuri;
J’aurai bientôt la touffe entière
Pour ombrager mon front flétri.

Mon soleil pâli qui décline
Va disparaître à l’horizon,
Et sur la funèbre colline
Je vois ma dernière maison.

Oh! que de votre lèvre il tombe
Sur ma lèvre un tardif baiser,
Pour que je puisse dans ma tombe,
Le coeur tranquille, reposer!

Théophile Gautier

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